Comment j'ai arrêté la clope.

Il n'y a pas que la moto dans la vie, parlons du reste !

Modérateur: modos

Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede Dédé 84 » Jeu 1 Nov 18 10:10

Bon, voilà le mois de novembre et donc, à la fin du mois (le 27), le 28ème anniversaire du jour où j'ai arrêté de fumer.

Alors, le but n'est pas de faire une fois de plus la morale aux fumeurs. C'est leur problème, à ceux qui consciemment ne veulent pas arrêter. Le but est plutôt d'aider ceux qui veulent arrêter. Cette méthode ne conviendra pas à tous, parce que c'est à chacun la sienne.

On va commencer par quelques réflexions et historique de mon cas. Je suis né en 1955 et à l'age où j'ai commencé à regarder la télé et les films au cinéma, la norme, dans toutes les émissions et tous les films, c'était le tabagisme. Merci le lobby du tabac. Donc, ça faisait bien de fumer. La deuxième chose, mon père fumait, plutôt beaucoup, un paquet par jour, voire plus. Moi, personnellement, je faisais du sport, beaucoup, énormément (17 heures par semaine) et je n'avais pas, mais vraiment pas envie de commencer.

Alors, comment j'ai bien pu commencer ? Colonie de vacances pour adolescents (15 ans), on appelait ça camps de jeunes. Et il faisait très chaud cet été en Vendée et un pote m'a offert une clope mentholée. Ma première réaction : non, je ne veux pas de ce truc. Sa réponse : tu n'as qu'à pas avaler la fumée et, tu verras, ça rafraîchit. Purée, je me bouffe les doigts d'avoir accepter. La suite, c'est l'achat régulier d'un paquet, et puis la famille, les "copains" qui m'incitaient d'avaler la fumée. Puis le passage à des goûts de plus en plus forts, ça s'est terminé, quelques années plus tard avec des gitanes sans filtres. En plus, mon père, qui en avait plus que ras le bol de son boulot de conducteur de train, sans horaires fixes, sans vie de famille et du temps trop pluvieux de la Touraine (on était arrivé directement d'Algérie) a décidé de prendre une retraite très anticipée et d'acheter avec la vente de la maison un fond de commerce à Marseille. Devinez quoi : un bar-tabac.

Super ! Ça m'a bien aidé à me défaire de cette saloperie d'addiction . Bon, allez, j'ai à faire, la suite au prochain numéro.
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Re: Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede MrObelixlefou » Jeu 1 Nov 18 10:52

je vais suivre ça avec intérêt :Genial:
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Re: Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede Tonqfion » Jeu 1 Nov 18 11:18

Comment peut on en avoir assez de la Touraine ???!!! :evil: :evil: :evil: :evil:
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Re: Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede Dédé 84 » Jeu 1 Nov 18 16:46

La Touraine est magnifique. C'est du temps tourangeau dont il a eu assez. A l'époque, ce n'était pas le même qu'aujourd'hui. Etant né à Souk Aras, tu comprendras que ses besoins en rayons de soleil n'étaient pas les mêmes que les tiens. Je me rappellerai toute ma vie de l'hiver 62-63 quand on avait vu des voitures traverser la Loire à Onzain. Sauf qu'il n'y avait pas de pont en dessous.
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Re: Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede Dédé 84 » Jeu 1 Nov 18 18:19

Bon, j'en étais où moi ? A ouais, Marseille bar tabacs. on a déménagé en 1972 et j'y ai vécu jusqu'en 1976. Donc là, vivre dans un bar tabacs, l'idée de m'arrêter de fumer ne m'effleurait même pas. Mais, j'ai eu l'habitude, depuis mes treize ou quatorze ans, de bosser tous les étés pendant un mois. J'ai fait tout un tas de boulots différents et j'en garde d'excellents souvenirs. La découverte du monde du travail de plus près. Pour quoi je vous parle de ça ? Ben tout simplement parce que le dernier, c'était brancardier pour un société d'ambulances qu'il y avait juste en face de chez moi. J'ai fait ça plusieurs mois, je faisais mes devoirs scolaires pendant les permanences avec le fils du patron qui n'était guère plus âgé que moi. Bon, bref, un été, ils m'ont "prêté" à une clinique pour y faire du brancardage. En échange, ils étaient bien placés pour les transports. Et là, je commençais ma journée en amenant les patients à la gammathérapie. Bon, pas de détours, ce n'était que des cancéreux, principalement des victimes du tabagisme. Boules, boules, boules, de bon matin ! En plus, il y avait un gars, plus qu'obèse qu'on devait brancarder dans des escaliers en colimaçon. On en bavait comme pas possible; Et le mec en question : "Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous embêter longtemps, je n'en ai plus pour longtemps !"

A en chialer. Vache de vache, on était tous à s'acharner à lui prolonger la vie au maximum et le gars, il nous sort ça. C'est là que je me suis dit : "un jour, il faut que j'arrête, et il faudra absolument que ce soit définitif". Ce mec là, il est peut-être décédé mais c'est peut-être à lui que je dois d'avoir arrêter.

J'avais eu l'exemple de quelques expériences vécues par d'autres fumeurs, un client qui avait réchappé au cancer de la gorge mais qui n'avait plus de cordes vocales. Lui, il a eu du bol. Le copain de la serveuse, un culturiste, super baraqué, sympa comme pas possible et qui a été emporté en quelques mois. On lui avait enlevé un poumon et il souffrait le martyre. Mon père qui s'était arrêté pendant 7 ans. On lui a proposé une clope. Il s'était dit que c'était gagné, qu'au bout de tant de temps, il ne craignait pas de rechuter. Tiens, crois le ! Un quart d'heure après, il avait un paquet dans la poche. Enfin, plein d'expériences.

Et puis un jour, mon toubib est parti en vacances pendant un mois et je ne sais plus pourquoi, mais je suis voir son remplaçant. Un toubib qui travaillait ou avait travaillé au CRACM (ça s'appelait comme ça à l'époque : centre de recherche anticancéreux de Marseille.Paoli Calmette aujourd'hui) Il m'a expliqué que ça n'avait pas d'importance de fumer des cigarettes filtre, sans filtre, blondes, brunes ... quand on fume cela détruit non pas les cellules des bronches, des poumons, de la gorges mais leur parois, qui mettent du temps à se reconstituer Et que cela crée des cellules à plusieurs noyaux et que c'est cela qui constitue le terrain favorable au cancer. M'en demandez pas plus. Je n'y connais rien et il me l'a vendu comme ça. On peut fumer sans risque, disait-il, la fréquence : une tous les quinze jours, au maximum. Autant ne pas fumer.

Une autre fois, j'ai lu quelque part ou vu ça à la TV, mes souvenirs sont flous, l'explication de l'addiction au tabac. Ils disaaient que le phénomène est le même quelle que soit l'addiction, alcool, drogue, tabac,... sport à haute dose, sauf que là, c'est sain. Euh, non, pas la bécane. Bref, quand on consomme une substance de ce type, on crée des espèces de "récepteurs" dans le cerveau et qu'il faut régulièrement les satisfaire sans quoi c'est le manque. C'est pour ça que c'est si difficile d'arrêter. Et ces "récepteurs" ne disparaissent JAMAIS. Donc, quelle que soit l'addiction, ou on arrête DEFINITIVEMENT, ou ce n'est même pas la peine d'arrêter. Et puis j'en ai tellement bavé que je me suis juré que je ne revivrai pas ça une autre fois. Trop dur.

Bon, pause, je vous expliquerai un peu plus tard comment j'ai fait pour minimiser la difficulté. Mais bon, pas de secret, c'e n'est pas facile et tôt ou tard, il faudra de la volonté. Les enfants vont commencer à arriver, weekend famille et je reprendrai sûrement tard, je suis un couche tard. A toute.
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Re: Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede Dédé 84 » Ven 2 Nov 18 01:19

Bon, voilà tout le "savoir" que j'avais accumulé par rapport à cette ... qu'est le tabac. Et puis après Marseille, j'ai signé un contrat d'engagement dans l'armée de l'air. A l'époque, on avait droit à la "ration de tabac". Je vous raconte pas, je crois que c'était 18 paquets de gauloises par mois, plus quand je retournais à la maison, Papa qui me gâtait. Le haut de mon armoire, c'était une cartouche de Dunhill, une de JPS, deux de gitanes, une boîte de cigares cadre noir, cinq ou six boîtes de cigarillos. A une revue de chambre le sergent-chef m'a dit : Mais c'est la SEITA votre armoire ! Non, chef, le SEITA. :D

Et puis, quelques années plus tard, j'ai rencontré celle qui allait devenir ma femme et quand on s'est marié, je lui ai dit que j'allais arrêter. On s'est marié au mois de Juillet et elle a trouvé le temps long jusqu'à ce que j'arrête. J'en étais à un point où j'étais bien intoxiqué. Un paquet et demi par jour et les jours où j'étais de permanence, les jours de vol de nuit (couché à 3h00 du mat), j'en arrivais à 2 paquets 3/4.

J'étais conscient que je ne pouvais pas arrêter du jour au lendemain. Donc j'ai eu l'occasion de lire la méthode de je ne sais plus qui et je m'étais dit qu'elle n'était pas mal.

La première étape consistait à s'observer, à noter quelles sont les cigarettes régulières. Parce qu'il y a les régulières, celles qu'on fume quasiment à heure fixe et les autres, celles qu'on fume parce qu'on est dans tel ou tel état d'esprit. Bon, je les ai notées, mentalement, cela m'a suffit.

La deuxième étape, et là on commence le processus d'arrêt. Vu ce que j'ai dit plus haut, J'ai considéré dès le début qu'il n'y aurait pas de retour en arrière possible. Même si je ne m'arrêtais pas chaque étape sera définitive. La deuxième étape consiste à supprimer la première cigarette régulière et de s'y habituer. Puis la deuxième, puis la.... Chaque étape est une petite victoire, une fierté qu'on garde en soi. Et finalement, j'ai rapidement à me passer de la plupart, sauf les deux plus dures, après les repas. Ça ne pas pas pris plus d'un mois à un mois et demi. Et j'avais sacrément diminué ma consommation.

Et pour les autres ? Ben je me suis dit que, puisqu'elles étaient aléatoires, il fallait faire autrement. Là, j'ai fait au chrono : "je ne fumerai pas avant telle heure" et petit à petit, j'ai gagné des demi-heures. Là encore, chaque demi-heure gagnée était une petite victoire, ce qui m'encourageait pour la suite. Finalement, ça a été assez rapide et je suis arrivé à une cigarette par jour puis une tous les deux jours. Et oui, pas loin du bout, mais de toute façon, le plus difficile est de sauter le pas.

En 1980, les patchs, ça n’existait pas. Il fallait compter sur autre chose. Ma femme avait demandé à la pharmacie ce qu'il existait pour m'aider. Des chewing-gum qui donnaient un goût de chiotte à la cigarette. Avec ça, j'étais remonté à 5 ou 6 cigarettes par jour. Mais aussitôt allumées, aussitôt écrasées. Par rapport au point où j'en étais, je ne sais pas trop si c'était un gain ou un recul. J'aurais tendance à dire une stagnation. J'ai fini par arrêter ces gommes.

Bon, voilà, petit à petit, j'étais arrivé au mois de novembre. Et les permanences faisaient partie de mon boulot. A tour de rôle, on devait rester 24 heures d'affilée au service des contrôleurs aériens. Pour palier le manque de fiabilité des radios de l'époque et pour servir de conseil quand il y avait un gag. Ce qui était courant à l'époque où les élèves pilotes volaient, de nuit sur des lockheed T33 qui dataient du plan Marshall. On avait un régime de permanence de un jour de permanence pour un jour de repos. Quand on était de weekend, c'était un peu particulier : boulot sur deux jours, lundi repos, mardi travail normal, mercredi permanence et du jeudi au dimanche de repos.

Somme de coïncidences, je me suis retrouvé ce jeudi matin en salle technique avec mon remplaçant qui fumait les mêmes cigarettes que moi. J'avais dans la poche un paquet dans lequel il restait deux cigarettes et c'était le jour de l'anniversaire de Madame. J'ai ouvert le paquet et tout m'a semblé évident. Je n'avais encore rien décidé mais deux clopes dans le paquet, une pour lui, une pour moi. Je lui ai dit : "c'est la dernière". Il m'a souri, l'enfoiré. Il n'y croyait pas. J'ai pensé que cela ferait un beau cadeau d'anniversaire. Et rontudiu, il m'a coûté, de ma personne.

On ne s'était pas concerné, avec ma femme. Je ne lui ai rien dit et j'ai tenu deux jours et demi. J'avais pas mal de clopes, cigares, tabac à pipe à la maison et je ne tenais plus. Je les ai cherchés mais tout avait disparu. "Où tu as mis mes clopes ?" "je les ai jetées" Je ne moufte pas. En fait elle les avait planquées dans ses pelotes de laine. Je tiens un jour de plus et là l'enfer a commencé. "Où tu as mis mes clopes ?" (je gueulais, j'étais vraiment en manque). Elle m'a donné de la monnaie et m'a mis devant ma responsabilité : "Tiens, si tu veux des cigarettes, tu vas t'en acheter, mais je ne t'en donnerai pas". Je n'y suis pas allé.

Lundi matin, reprise du travail à l'atelier. Et l'enfoiré qui m'avait remplacé le jeudi précédent m'a offert une cigarette. J'ai craqué, je l'ai allumée, j'ai tiré deux fois dessus et je l'ai écrasée. Mardi rebelote, toujours le même agace cul qui m'en offre une autre. Celle là je n'ai tiré qu'une fois dessus et ça a été la dernière pour de bon. Officiellement, c'est le jeudi précédent que j'ai arrêté ; ces deux là, à peine entamées, ne comptent pas. Mais qu'est ce qu'il a pu m'en faire chier, l'autre zouave, Il n'a pas arrêté de me proposer des cigarettes. Au bout de trois mois, j'ai accepté. Cette fois, c'est mois qui souriais. J'ai pris sa clope, il m'a donné du feu. Je l'ai regardé dans les yeux, j'ai cassé sa clope en 4 ou 5 morceaux, je l'ai jetée par terre et je l'ai écrasée. "T'as compris, maintenant ?" Il a arrêté de m'agacer, définitivement.

Et ensuite ? Ben ça a été infernal. Oh purée ce manque ! Qu'est ce que ça a été dur. J'ai d'ailleurs été exécrable pendant 15 jours, surtout avec ma femme. Mais dans ma tête, l'habitude des petits pas était ancrée. Chaque minute, chaque heure, chaque jour était une victoire sur moi-même. Ça a commencé à être un peu plus supportable au bout d'une semaine mais à peine. Encore plus supportable au bout de 15 jours puis un mois, puis deux puis, puis, puis... J'en suis à 38 ans. Et pas mécontent de m'être débarrassé de ce poison.

Quelques conseils quand même. L'entourage, je parle des fumeurs qu'on côtoie, sait qu'on a arrêté de fumer mais, par politesse, ils vont proposer une cigarette, des fois qu'on aurait échoué. Il faut poliment insister : Non, j'ai arrêté et si je craque, je te le dirai. Pour les agace cul qui ne veulent pas comprendre, ben j'ai déjà exposé la marche à suivre, et il n'y a rien de plus vexant, rageant pour un fumeur qui offre une clope de voir celle ci détruite sans qu'elle parte en fumée. L'autre zig, je me rappelle lui avoir dit : "Qu'est ce qu'il y a ? De toute façon, je l'aurais fumée, il n'en resterait pas plus." Quant aux fumeurs qu'on ne connait pas, ne jamais dire : "Non, merci, je ne fume PLUS." mais "Non, merci, je ne fume PAS." Parce que inconsciemment, des fois qu'on aurait repris, il serait malpoli de ne pas en offrir une. C'est terriblement important. C'est un ancien fumeur qui m'avait dit ça et cela m'a bien servi.

Pour le reste, ben pas de secret, c'est dur et il n'y a rien pour remplacer. A l'heure actuelle, il existe la cigarette électronique. Je dis que c'est de la connerie. Il y a de la nicotine dedans et tant qu'on ne franchit pas le pas, on ne mettra pas les récepteurs en sommeil. Peut-être que certains ont arrêté grâce au vapotage, tant mieux pour eux. Mais je n'en connais pas. Moi, ça a été le verre d'eau, la grande bouffée d'air et c'est tout. Ma femme et moi, nous habitions à Saint Cyr sur Loire et nous étions de Marseille. Donc aux vacances de Noël suivantes, un petit mois après on est retournés dans la famille en voiture. Quand la brave petite R5 est arrivée à l'entrée de Marseille par l'autoroute, j'ai dit à Madame : "mais qu'est ce que ça sent le savon !" "C'est maintenant que tu t'en aperçois ?" Bon, je ne vous fais pas un dessin, un mois seulement après.

Et puis tout le reste, les odeurs, les goûts, le souffle, surtout pour le cross obligatoire du jeudi matin. Sans oublier ce que ça coûte de fumer. Autre chose, l'esclavagisme : quel fumeur ne s'est pas retrouvé en panne de cigarette un dimanche soir à 21 h ? Honnêtement, je suis sûr qu'il serait prêt à faire 10 bornes, voire plus, pour trouver son poison violent. Et enfin, on s'en rend compte rapidement après avoir arrêté, qu'est ce que ça pue ! Mais c'est une horreur. Comment j'ai pu faire supporter ça à mes proches ?

Voilà, si ça peut aider certains à se décider, j'en serais heureux. Tous ceux qui sont sur ce forum ont un capital sympathie énorme auprès de moi, même ceux que je ne connais pas. Et je serais très triste d'en savoir certains malades à cause de ce fléau. J'ai parlé de mon pote qui avait chopé un cancer de la gorge, voir dans humeur du jour. Quand j'en parlais, j'avais les larmes qui me coulaient. A priori, c'est en bonne voie, mais qu'est ce qu'il a morflé ! Radio et chimio en même temps. En l'espace de même pas deux mois, il a perdu le goût, il a la gorge brûlée, il a du mal a parler, il a perdu 12 kilos. Il n'était déjà pas bien épais. Et son taux d'hémoglobine est au plus bas. Il reprend un peu de poids mais il est carpette. On va croiser les doigts.

Aux fumeurs qui me liront, je résumerais en disant que cette méthode est progressive et que le fait qu'on progresse par petits pas est valorisant. Qu'il faut absolument comprendre que chaque petite progression est une victoire. Je vais leur demander ici de me faire un cadeau : leur première cigarette du matin. Et quand elle sera éliminée à jamais de penser à la deuxième. Allez, grand V, courage et volonté.
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Re: Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede Dédé 84 » Ven 2 Nov 18 01:25

Euh coucou les admouns<; <un truc bizarre, mon dernier post est daté du Vendredi 2 novembre 18 à 02 h 19. Il est une heure de moins. Bizarre, bizarre. Vous avez dit bizarre ? Comme c'est bizarre !
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Re: Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede jos » Ven 2 Nov 18 05:25

Va configurer l'affichage dans ton profil et enlève l'heure d'été ;)
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Re: Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede Tompouss » Ven 2 Nov 18 07:54

Putain Dédé j'aurai aimé que mon père ait la même volonté que toi, fumeur et alcoolique depuis que je suis tout gosse je compte pas le nombre de fois où il a promis d'arrêter l'un comme l'autre... Sa dernière clopé c'était en début d'anné quelques heures avant sa trachéotomie, cancer de la gorge... qui est devenu cancer généralisé il a quelques semaines....

Bon après je suis mal placé pour lui faire la morale sur le tabac, dans certaines conditions particulières ça m'arrive d'allumer un bon cigare, disons que j'en fume entre 10 et 15 par an selon les occasions (mariages, soirées au coin du feu en rando...)

Après tant que je ferai du sport je pense pas devenir consommateur régulier, je culpabilise déjà parfois pour un verre d'alcool en me disant que ça va affecter mes performances alors ne serais qu'un cigare par semaine faut pas m'en parler, pour te dire demain pour mon anniv je pensais me griller un cohiba avec un bon cognac, mais lundi soir je combat donc finalement je vais fêter mon anniversaire à la flotte :x
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Re: Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede didier95 » Ven 2 Nov 18 08:27

C'est vrai que rien ne remplace ça, inutile de dépenser du pognon dans toutes les conneries disponibles. Il faut juste la bonne motivation au bon moment. J'ai stoppé net (entre 1 et 2 paquets /jours) il y a 15 ans maintenant et j'ai su que j'étais "guéri" quand la fumée des autres me gênait :wink:
Pour la motivation pour faire court ça a été le sport, quand tu roules avec des potes dans le but au final de faire des petites courses vélo sur route et qu'à partir d'un moment tu cesses de progresser par rapport aux autres tu cherches pourquoi et très vite tu comprends pourquoi il y a une différence en haut des côtes, que tu craches tes poumons alors que les autres s'envolent en te déposant comme une mer... :D
Seule solution stopper cette merde et au fil des entrainements tu vois la progression revenir, un test d'effort pour avoir le certificat médical pour les courses et machine nickel à dit le toubib !

Cohiba :D , c'est le dernier truc que j'ai fumé en rentrant d'un voyage à Cuba, au cours d'une fête après avoir longtemps hésité je me suis décidé. Bien mal m'en a pris j'ai été malade 3 jours et vacciné pour le coup :rofl:
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Re: Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede Dédé 84 » Ven 2 Nov 18 10:49

Je suis heureux que ce sujet intéresse. Je vais répéter que je considère que la limite, c'est une clope tous les 15 jours. Pas plus. Mais pourquoi tenter le diable ? Le mieux, c'est ZERO. Ma décision a été dictée par ce que j'ai vu pendant ce stage de brancardier à la clinique Bouchard à Marseille. Pour ce qui est de ma volonté, je me suis un peu surpris, mais elle a été le résultat de la prise de conscience qu'il ne peut pas y avoir de demi-mesure. Ou on arrête, ou on n'arrête pas. On ne peut pas faire ça à moitié. C'est pareil pour toutes les addictions. J'ai un copain d'enfance qui ne m'a jamais dit avoir eu des problèmes à l'alcool. Mais, en le voyant ne boire que des jus de fruits ou des sodas, j'ai bien compris. Il ne déroge pas à sa règle et purée, je l'admire. Il paraît que , pour l'alcool, c'est encore plus difficile que pour le tabac.

@ Tompouss. Je me doute que ça doit être très difficile de voir partir un de ses proches comme ça et j'en suis désolé. J'imagine tes sentiments qu'il aurait pu éviter ça. Je suppose qu'il est de la même génération que moi (63 ans). Et, ce n'est sûrement pas une excuse, mais il faut bien que tu réalises que le monde d'aujourd'hui n'est pas le même. Et c'est un bien. A l'époque, il y avait des lobbies très puissants qui agissaient pour vendre leurs merdes à tout prix. Et c'était toute une ambiance. Regarde les vieux films américains de mon époque, pire, de l'époque de mes parents. Pas un cowboy qui ne fume pas. Même Lucky Luke avait constamment une clope au bec. Tardivement, il a arrêté et a eu un brin d'herbe à la place. Pareil pour l'alcool. Pas un film, pas un feuilleton où le personnage principal ne rentre pas chez lui sans siroter un verre de whisky ou de bourbon. Et puis, bon sang, des sacrées doses. Et fais y attention, ces lobbies sont toujours présents, je t'invite à regarder les productions d'outre atlantique avec cette arrière pensée. C'est instructif.

Moi, je me fais peur parce que j'encaisse bien, trop bien. Bon, de ce côté, ça va pas d'addiction. Il y a un test qu'on peut faire avant qu'il ne soit trop tard : 3 jours sans. Sevrage complet pendant 3 jours. Si on ressent un manque, c'est qu'on commence à être addict => Stop et Marche arrière.
Et surtout le faire régulièrement. De ce côté, là, la bécane est un plus : Quand je fais une sortie, pas plus de 0,2. Bien souvent moins. Pas plus d'un verre ou d'un apéro ou d'un binouze. A savoir qu'à la maison, les doses ont tendance d'être double de celles des troquets. Ben oui, un pastaga, un seul, il vaut mieux le boire au bar du quartier, il sera plus léger qu'à la maison. Question de rentabilité pour la patron.
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Re: Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede ledrm92 » Ven 2 Nov 18 13:38

Hello Dédé !
J'ai 38 ans dans 15 petits jours... Papa de 2 filles de 5 & 3 ans... motard depuis un peu plus de 6 mois :wink:
Et fumeur depuis un peu plus de 20 ans... ça fait beaucoup ! :( D'autant plus que je crache pas sur l'apéro non plus ! :D

Bref...il y a 1 an j'ai essayé d'arrêter cette m***e. J'ai tenu 4 mois. Sans aide, sans remplacement, sans préparation et sans trop de motivation. Mais j'étais toujours en manque et d'humeur exécrable...
Aujourd'hui... Je vais peut être retenter le coup et suivre tes conseils. Je me fais opérer du genou lundi... ce serait peut être l'occasion :wink:

Merci pour ton témoignage !
Ma crise de la presque-quarantaine :
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Re: Comment j'ai arrêté la clope.

Messagede Dédé 84 » Ven 2 Nov 18 14:25

Heureux si mon vécu peut te servir. Une motivation supplémentaire ? Ben pour moi, le fait que mon paternel fume, inconsciemment, c'était l'exemple à suivre. Alors, si tu leur expliques, je suis sûr que tes filles sont en age de comprendre que Papa, ben ça lui arrive aussi de faire des conneries. Qu'il a un mal de chien à arrêter parce que c'est pas facile. Mais Papa, c'est leur héros et il va réussir quand même. Parce que c'est Papa.

Purée, 4 mois, tu y étais presque.C'est là que ça commence à être un peu plus facile. Si tu es conscient que le moindre pas en arrière entraînera la rechute, ce sera beaucoup plus facile au bout d'un an. Combien de temps ça persiste l'envie ? Pour moi entre 10 et 12 ans. J'ai eu peur de replonger quand j'ai été affecté aux îles Kerguelen, de novembre 1987 à novembre 1988. Un an d'isolement avec tabac et alcool détaxés sur un caillou au fin fond du Sud de l'océan indien. J'ai tenu. Cela faisait sept ans que j'avais arrêté. En souvenir, j'ai ramené un paquet de cigarettes russes, celles avec du tabac, pas des gâteaux :D

Je n'ai pas ouvert ce paquet bien évidemment jusqu'à ce que, quelques années après mon retour, j'en ai eu besoin pour un besoin particulier : On avait acheté une grosse glace ronde, du style vacherin. J'aime bien le jardinage et je m'étais mis en tête de transformer l'emballage en mini serre. Il fallait faire des trous dans le plastique transparent. Mais, que je suis bête, j'ai ces cigarettes. Je vais en allumer une sans aspirer la fumée et super pour percer les trous. Ça s'est super bien passé. Ma mini serre était faite, à moi les semis. Mais quelques minutes après, une envie de vomir pas possible. Là, j'ai su que j'étais bien guéri.

Je le répète, s'arrêter de fumer, ou bien c'est à vie, ou bien ce n'est pas s'arrêter. Tout juste une pause. Même de plusieurs années.
La fainéantise est une qualité. Si l'homme n'était pas fainéant, la roue ne serait pas encore inventée, et nous autres, motards et motardes, nous aurions l'air de quoi ?
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